Écrit en 1834, Qui fait la soupe doit la manger est une charge lourde contre tout principe d’exploitation et d’inégalité. L’auteur redouble de pugnacité quand il s’agit de dénoncer l’idée d’égalitarisme comme remède contre toutes les injustices sociales.
Le second texte publié, Instruction pour une prise d’armes, dévoile dans un premier temps les errements d’une révolution insuffisamment préparée, pour enfin révéler la méthode à suivre. L’organisation militaire semble être la meilleure parade. Pourfendeur de l’égalité parfaite, activiste hostile à tout compromis, adepte du « coup de force », Auguste Blanqui est une figure révolutionnaire majeure. Né en 1805, décédé en 1881, la longue vie de Blanqui traverse « le siècle », qui sous le poids d’une activité insurrectionnelle incessante, deviendra le siècle des Révolutions. Pré-marxiste, toute sa vie a été consacrée à la lutte révolutionnaire au nom du communisme. Premier communiste, inspiré du babouvisme, Blanqui se démarque des fondements matérialistes et scientifiques. L’importance historique de la lutte des classes menée par le prolétariat et les autres concepts marxistes ne s’inscrivent pas dans sa pensée révolutionnaire. En 1824, quand Blanqui débute son activité politique, la définition des groupes sociaux et donc la conscience de classe du prolétariat restent imprécises. Ce n’est qu’ultérieurement que le développement de la grande industrie précisera les concepts marxistes et rendra concrète toute idée de communisme scientifique. L’idéal républicain de Blanqui est l’objet même du texte publié dans la présente édition. Écrit en 1834, Qui fait la soupe doit la manger est une charge lourde contre tout principe d’exploitation et d’inégalité. L’auteur redouble de pugnacité quand il s’agit de dénoncer l’idée d’égalitarisme comme remède contre toutes les injustices sociales. Non dénué d’un certain humour, ironique et incisif, Qui fait la soupe doit la manger, destiné au journal Le Libérateur, conserve une certaine fraîcheur aujourd’hui encore. Le second texte publié, Instruction pour une prise d’armes, dévoile dans un premier temps les errements d’une révolution insuffisamment préparée, pour enfin révéler la méthode à suivre. L’organisation militaire semble être la meilleure parade :
Une organisation militaire, surtout quand il faut improviser sur le champ de bataille, n’est pas une petite affaire pour notre parti. Elle suppose un commandement en chef et, jusqu’à un certain point, la série habituelle des officiers de tout grade. Où prendre ce personnel ?
6 euros / 102 pages – Format 11 x 18
