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Le 20 juillet 1846, Hugo entreprend une oeuvre considérable, noter chaque jour ce qu'il apprend sur des sujets divers.
Hugo discerne dans les événements de la vie quotidienne, dans des rencontres, dans des propos entendus ou dans des "choses vues", ce qui est révélateur du monde dans lequel il vit et, plus universellement, de la condition humaine. Tout présente un intérêt, même la conversation la plus banale, tout peut enrichir cet esprit avide de connaissance, tout peut servir de matériau à l'artiste.

Journal de ce que j'apprends chaque jour - Victor Hugo

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Jean Jaurès est né en 1859. C'est donc en plein coeur d'un XIXe siècle qu'il va à l'école, étudie, forge sa pensée. Il effectue ses études primaires et secondaires à Castres, puis Albi, avant d'entamer des études de philosophie à Toulouse et un cycle à l'École Normale à Paris.
De par ses études, le jeune Jaurès est donc empreint de culture classique. C'est avant tout la culture classique qu'il a étudié, et c'est d'abord celle-ci qu'il transmettra à ses étudiants en tant que professeur; c'est celle-ci qui le guidera dans ses débuts en politique, lors d'un début de XXe siècle chaotique.

L'art et le socialisme - Jean Jaurès

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Adhérent de la première heure à l'Association Internationale des Travailleurs, socialiste convaincu, militant notoire, c'est tout naturellement que Paul Lafargue rencontre Karl Marx, en 1865, à Londres.
Envoyé par la section parisienne de l'A.I.T, Lafargue présente un rapport sur le mouvement ouvrier français au Conseil général provisoire de l'Association. Ce dernier, doté d'une lettre de recommandation, profite de son séjour londonien pour rendre visite à l'illustre penseur socialiste.


Souvenirs personels sur Karl Marx - Paul Lafargue

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Femme de Lettres française, née en 1804, George Sand participe activement à la vie culturelle et intellectuelle du XIXe siècle. Elle côtoiera Flaubert, Balzac, Hugo et tant d'autres.
Elle s'est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de la révolution de 1848. L'année d'après, elle publiera La petite Fadette.

La cause du peuple - George Sand

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Disciple de Charles Fourier, Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) est aujourd'hui célébré pour la création du Familistère de Guise en 1859 et de l'Association du capital et du travail en 1880. Davantage méconnus, ses écrits sont prolifiques. Ils abordent de nombreux aspects de la vie sociale, politique et économique, dont les relations entre les hommes et les femmes.

Adressé aux législateurs, aux moralistes et aux futurs époux, Sur le mariage est un hymne à la liberté, une critique féroce d'une des plus anciennes conventions, ou plus simplement une invitation à l'union libre. Jean-Baptiste Godin ne s'embarrasse guère d'euphémismes : "Le mariage est un reste d'esclavage", écrit-il à l'instar de son maître, Charles Fourier, qui écrivait quelques années auparavant : "Le mariage est le tombeau de la femme".


Le mariage est un reste d'esclavage - Jean-Baptiste André Godin

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Aux prises avec ses angoisses, les angoisses d'un monde sourd et défaillant, les angoisses d'un peuple immobile comme des moutons face à l'équarisseur levant son bâton. La violence de ce texte est à la hauteur du désir de liberté sans borne de la vierge rouge. Jusqu'à son dernier souffle, elle n'a cessé de nous réprimander, nous, sur qui le monde glisse, nous qui ne nous levons pas quand la liberté est en danger.

Prise de possession - Louise Michel

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"Quant aux qualités physiques, je n'en suis nullement dépourvu. Au contraire, je me flatte d'être bien fait de ma personne et de posséder ce que neuf individus sur dix seraient disposés à appeler un beau visage. Ma taille est de cinq pieds onze pouces. Mes cheveux sont noirs et bouclés. Mon nez est d'une assez belle venue. Mes grands yeux gris ne manquent pas d'expression ; et bien qu'en réalité ils soient d'une faiblesse très gênante, on ne s'en douterait guère à les voir. Ce défaut, néanmoins, m'a toujours causé beaucoup d'ennuis et j'ai essayé tous les remèdes, hormis un seul. Étant jeune et joli garçon, j'éprouve une répugnance bien naturelle à porter des lunettes, et je m'y suis toujours refusé avec fermeté." Edgar Allan Poe (1809-1849) est un poète, romancier, nouvelliste américain, ainsi que l'une des principales figures du romantisme américain. Poe est connu surtout pour ses contes. Nombre de ses récits préfigurent les genres de la science-fiction et du fantastique


Les lunettes - Edgar Allan Poe

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Détruire la misère est un discours marquant de Victor Hugo prononcé en juillet 1849 devant l'Assemblée nationale. Texte de combat où les mots employés par l'orateur inquiètent les conservateurs présents à l'Assemblée. Interrompu par des huées et autres dénégations, Hugo provoque une grande colère en proposant un discours profondément humaniste, un discours fraternel et audacieux : " Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère ". En avril 1851, sous le conseil d'Auguste Blanqui, le député Victor Hugo visite les misérables caves de Lille. En plein débat sur la condition et le logement ouvrier à l'assemblée, Hugo sort de cette visite bouleversé et indigné. Dans Les caves de Lille, Hugo décrit la pénible condition des ouvriers du textile. Cette main d'oeuvre, faite de femmes et d'enfants, vit dans de sordides caves dépeintes avec précision tout au long du texte. Ce discours ne fut hélas jamais prononcé, du fait du coup d'état de décembre 1851. Il convient de noter le caractère véridique du récit en question. Différentes sources littéraires font état des caves de Lille

Détruire la misère & Les caves de Lille- Victor Hugo

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Paru en 1904 dans la revue Les Temps Nouveaux, Aux jeunes gens s'adresse aux adultes en devenir, à ceux qui sont encore en mesure, car non viciés par la société environnante- de rêver de Liberté. À l'instar de Rilke, la lettre à un jeune poète de Kropotkine est une missive d'engagement, lourde de sens. Une missive qui a su bouleverser quelques adolescents du début du siècle passé, une missive toujours actuelle.


Pierre Kropotkine - Aux jeunes gens

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Écrit en 1834, Qui fait la soupe doit la manger est une charge lourde contre tout principe d'exploitation et d'inégalité. L'auteur redouble de pugnacité quand il s'agit de dénoncer l'idée d'égalitarisme comme remède contre toutes les injustices sociales.
Le second texte publié, Instruction pour une prise d'armes, dévoile dans un premier temps les errements d'une révolution insuffisamment préparée, pour enfin révéler la méthode à suivre. L'organisation militaire semble être la meilleure parade.

Qui fait la soupe doit la manger - Auguste Blanqui

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La Littérature et la Gymnastique est un court texte dans lequel Zola rappelle que la culture du corps participe à la Culture. La forme de ce texte est particulière. Loin des romans parfaitement maîtrisés, Zola ouvre ici en critique littéraire. Il faut noter une certaine forme d'humour chez Zola quant à sa manière d'aborder un tel thème. Son désir de surprendre tous les Parisiens cultivant leur corps dans différents espaces publics peut faire sourire, quand son appréciation de la Littérature de l'époque peut terrifier.


La Littérature et la Gymnastique - Émile Zola

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"Vous-mêmes n'êtes-vous pas, sinon anarchistes, du moins fortement nuancés d'anarchisme ? Qui de vous, dans son âme et conscience, se dira le supérieur de son voisin, et ne reconnaîtra pas en lui son frère et son égal?"
En 1894, Elisée Reclus prononce devant les Francs-maçons une conférence sur l'anarchie.

L'anarchie - Elisée Reclus

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Publié en 1887, bien après la Commune de Paris et la déportation en Nouvelle-Calédonie, L'ère nouvelle est un texte de Louise Michel où l'amertume se veut poétique. Convertie à l'anarchisme, révolutionnaire et assoiffée de justice, la Vierge rouge n'a de cesse d'interroger le genre humain, tentant inlassablement de comprendre pourquoi l'injustice et une certaine odeur de décomposition règnent. "Vont-ils se laisser abattre comme des bandes de loups ?" La hargne de Louise Michel s'explique par la singularité de la période d'écriture. La répression qu'a connue la Commune fut si rude que les souvenirs violents sont encore vifs en 1887. Ainsi, la douleur transperce les mots, les phrases sont encore chargées du poids de la défaite. Chez Louise Michel, là ou la défaite a frappé, l'espoir se lève, inéluctablement. C'est ainsi que la révolutionnaire emporte le lecteur, l'idée de progrès social renaît, une odeur de justice s'empare de pages mi-poétiques, mi-politiques. L'ère nouvelle s'achèvera sur une idée d'éternité, une victoire en somme.

L'ère nouvelle - Louise Michel

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Pamphlétiste et anticlérical, Lafargue expose une vision hilarante de sa Sainteté le Pape et de ses différents déboires, désertion des fidèles, hémorroïdes.....
Le texte est écrit sous forme de courte pièce de théâtre.

Pie IX au Paradis - Paul Lafargue

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Discours prononcé en mars 1838 à l'Assemblée Nationale, lamartine est un chef d'oeuvre de la Litté rature du XIXe siècle. Grandiose orateur de la première moitié du siècle, écrivain, poète et homme politique, Alphonse de Lamartine consacre son talent à la défense d'idéaux humanistes et ré publicains. Luttant contre la peine de mort et pour l'abolition de l'esclavage, le poète laisse derrière lui des poêmes et des discours convaincants de style. Concernant la peine de mort, l'argumentation connaît une densité rare pour l'époque sur un tel thème. Car l'analyse de Lamartine est basée sur l'exploration d'une société en pleine évolution, une société ayant dépassé, selon lui, l'ère de la barbarie. Déclarant que la peine de mort est devenue inutile et nuisible dans une société évoluée, il fait appel à la liberté et à la moralité pour qu'enfin la transition s'annonce. Transition vers d'autres pratiques, vers une nouvelle façon de dire la justice. Pas si lointaine, et encore appliquée par ailleurs, tout discours sur la peine de mort mé rite une attention particulière. Lamartine propose ici un chef d'oeuvre.


Sur l'abolition de la peine de mort - Alphonse de Lamartine

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Saint-Simon, dans La parabole des "abeilles et des frelons", s'intéresse aux fondements même du système, identifiant ainsi l'inversion des valeurs, pouvoirs et autres vertus. Le postulat initial est qu'il y a inversion entre gouvernés et gouvernants, dominés et dominants, industriels et nobles. Il faut donc "inverser l'inversion" pour remettre la société à l'endroit. Pas avec une révolution qui ne remplacerait que les hommes mais grâce à "un système pour remplacer un système".

La parabole des abeilles et des frelons - Claude Henri de Saint-Simon

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Paru en 1886, Ni révoltés, ni satisfaits est un manifeste écrit par Charles Gide dans le premier numéro de L'Émancipation. Gide et ses amis, petit groupe d'expérimentateurs sociaux, ouvrent à la recherche d'un axe permettant à la société d'évoluer de manière respectueuse des libertés individuelles tout en étant dotée d'une vraie efficacité économique. Ainsi, dressant d'une part le portrait des révoltés et d'autre part des satisfaits, Gide entend trouver la voie du milieu car "Toute révolution, soit qu'elle échoue, soit même qu'elle réussisse, entraîne encore plus de souffrances pour les pauvres que de ruines pour les riches". Les sans-travail est un rapport rédigé en 1904 à destination d'une commission sociale. Rapport d'une actualité frappante ! Charles Gide (1847-1932) est le dirigeant historique du mouvement coopératif français, le théoricien de l'économie sociale. Il est l'oncle d'André Gide.


Ni révoltés, ni satisfaits - Charles Gide


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Au clair de Lune est un article publié en 1890. L'auteur propose une conversation autour du socialisme entre lui et un jeune polytechnicien, un échange passionné et passionnant dont on ignore la réalité. Que le dialogue ait existé ou non, il convient d'ores et déjà de mentionner les qualités littéraires du récit. À l'opposé d'un article de presse classique, ou d'un simple texte politique, Au clair de lune pourrait se lire comme une nouvelle. Texte dialogué de bout en bout, aux envolées lyriques assumées, ces quelques pages sont rares.

La question sociale & Au clair de lune - Jean Jaurès